Personnages historiques

Par le passé comme dans le présent, quelques noms connus ont marqué l’histoire de notre commune, tantôt par des faits divers ou en jouant des rôles auprès de personnages historiques, tantôt en ayant transmis dans la littérature une certaine image d’Evisa.

D’autres personnalités plus ou moins connues ont joué des rôles importants dans la société civile durant les dernières décennies…

Minicale, poète du XXe siècle

Né le 13 novembre à Evisa, Dominique Andreotti dit Minicale était le fils de Pierre-Antoine Andreotti et d’Angèle-Marie Ceccaldi. Après la mort de sa mère alors qu’il était très jeune, puis celle de son père alors qu’il avait neuf ans, il fut pris en charge par l’ami intime de la famille Matteu Ceccaldi dit Curpittone, qui prit soin de lui comme son propre enfant.

Matteu Ceccaldi était berger et boicher et le jeune Dominique l’accompagnait toujours en montagne en chantant. Sa jeunesse a été bercée par les chants et les poésies spontanées. Tout était prétexte à l’improvisation : la vue d’un oiseau, une rivière qui coulait, une odeur, une querelle de voisinage, un simple fait divers…étaient source d’inspiration et magie de la création de Minicale ne contentait pas de décrire, il donnait vie à ses sujets ! Alors qu’il se trouvait dans le village de Serriera en 1883, il rencontra et affronta toute la nuit le poète Santu Casanova. IL n’avait que 15 ans. Santu Casanova dit alors de lui : « ce jeune homme, fera parler de lui, c’est une rivière de poésie »

Minicale composa plus de 100 poésies , il participe à toutes les rencontres poétiques, les joutes oratoires, où il était redouté et d’où il sortait presque toujours vainqueur. Son talent était reconnu par les plus grands.

Minicale mérite non seulement d’être connu mais reconnu.

Avec l’aimable participation de Mme Patricia Ceccaldi

« Minicale est surtout connu comme improvisateur à la verve intarissable, à la riposte toujours prompte et à l’ironie acerbe. On parle aussi souvent de l’homme de la nature, du berger éternellement inspiré par sa beauté. Or Minicale a chanté l’amour, célébré la Femme, il a affirmé des convictions politiques et patriotiques, traité de sujets inattendus, et l’ensemble de ses compositions, nous révèle des thématiques quelques fois surprenantes. »

Extrait de la Biographie – Chapitre I – Qui était Minicale – Alain Vitton Andreotti.

 

Général Fiorello Ceccaldi

Général Fiorello Ceccaldi (1802-1869) fut médecin général de Napoléon III ; mais aussi chirurgien, général des services de la santé militaire, médecin chef de l’hôpital de Constantine (Algérie) de 1841 à 1851.

Il mourut à Evisa en 1869.

Théodore Poli, bandit de la forêt d’Aïtone

Dit le « roi de la forêt », il est l’un des plus célèbres bandits corses du XIXe siècle. Né à Guagno en 1799, il est emprisonné par le brigadier Petit de la gendarmerie, qu’il estimait être son ami, pour désertion en 1820 alors qu’il doit s’acquitter de son service militaire. Il s’évade et rejoint la montagne après avoir assassiné le brigadier de la gendarmerie de Guagno.

Théodore Poli est devenu déserteur et meurtrier. Pour survivre, il crée en 1820 une petite communauté de bandits « La République des Bandits» dont il sera le chef sous le nom de « Roi de la montagne » . Il fera voter la constitution d’Aïtone. Il frappa ainsi le clergé de la région d’un impôt proportionnel à sa richesse supposée mais aussi les notaires et percepteurs. Il obtient la complicité de la population pendant plusieurs années, années pendant lesquelles ils attaquent différentes gendarmeries dont celle d’Evisa pour se procurer habits et armes.

Théodore Poli aura anéanti une bande de voleurs Sardes, pilleurs dans la région de Bonifacio ; aura commis l’assaut de la gendarmerie de Bastia pour se procurer des bottes ou encore aura sauvé son complice le poète « Mascaroni » en exécutant le bourreau et en le délivrant des gendarmes. En 1822, l’état crée le bataillon des voltigeurs corses pour tenter de maîtriser Théodore Poli et la bande qui compterait environ 800 hommes. Cette milice sera orientée vers le bandit par trahison le 5 février 1831, jour de sa mort

A SAVOIR : le sentier de la poésie au cœur du village reprend quelques textes de poètes locaux. Une journée culturelle dédiée à Minicale est en cours de réflexion par la commune.

Philippe Massoni (1936-2015)

Philippe Massoni, né le 13 janvier 1936 et mort le 14 février 2015 à Paris, est un haut fonctionnaire et policier français. Commissaire de police, il commence sa carrière aux Renseignements généraux dans la surveillance des milieux gauchistes. L’arrestation des dirigeants du groupe terroriste Action directe, en février 1987, est l’une de ses plus belles réussites. Nommé préfet de police de Paris par Charles Pasqua le 21 avril 1993, Philippe Massoni demeure en poste, sous la gauche et la droite, jusqu’en 2001.

Conseiller spécial de Jacques Chirac pour les affaires de sécurité et de terrorisme, il est nommé secrétaire général du Conseil de sécurité intérieure (CSI) en 2002. Souvent en conflit, de manière feutrée, avec Nicolas Sarkozy, ce dernier met fin à ses fonctions par un décret publié au Journal officiel du 27 septembre 20072. De 2002 à 2007, Philippe Massoni est aussi représentant personnel du président de la République auprès de la principauté d’Andorre.

Guy de Maupassant

Guy de Maupassant a séjourné deux mois en Corse, de septembre à octobre 1880. Il a visité toute l’île à partir d’Ajaccio où résidait alors sa mère malade. Il a parcouru ainsi les gorges de la Spelunca et le village d’Evisa. Ces paysages furent une source d’inspiration notamment pour des passages saisissants de son roman « Une vie » publié en 1883 qui raconte les mésaventures de Jeanne, jeune aristocratique dont les seuls moments de bonheur lui seront apportés par son voyage de noce en Corse, une longue promenade à cheval qui la conduira, avec son fiancé d’Ajaccio à Bastia.

Mathieu Ceccaldi

Auteur d’un dictionnaire « corse-français » et d’une anthologie de la littérature corse. Il a donné son nom à l’école d’Evisa.

Daniel Ceccaldi (1927-2003)

Acteur de cinéma et de théâtre, réalisateur.

 

 

La convention d’Aïtone

 

 Article 1er

Les bandits corses, soussignés, réunis dans la forêt d’Aïtone, ont élu à l’unanimité et proclament pour leur chef, Théodore Poli, de Guagno.

Article 2

Ils lui promettent une obéissance absolue, et lui accordent, au besoin, sur eux, le droit de vie ou de mort.

Article 3

Le chef élu ne rendra compte à personne de ses décisions en matière de guerre.

Article 4

La justice sera rendue par une cour martiale, dont les membres seront élus au scrutin secret et à la pluralité des suffrages.

Article 5

Tout individu, bandit, guide, protecteur ou autre, soupçonné de trahison, sera traduit, contradictoirement ou par défaut, devant la cour, et, s’il est reconnu coupable, invariablement puni de mort.

Article 6

Tout bandit convaincu de vol ou de tout autre crime contre les propriétés, sera privé du droit de porter les armes, depuis huit jours jusqu’à un mois, et punis des arrêts forcés, pendant un temps variable. En cas de récidives, il sera rayé des contrôles.

Article 7

Toutes les fois qu’un bandit, dans une rencontre, sera blessé trop grièvement pour s’enfuir ou pour être transporté, les autres lui brûleront la cervelle, pour lui épargner l’échafaud, etc, etc…

Suivaient les signatures

 

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